Agir et interagir urgemment au travail

Agir et interagir urgemment au travail est devenu le quotidien de beaucoup d’entre nous. Nombreuses sont les organisations où tout devient urgent, où plus rien ne l’est donc vraiment…

La logique du court terme

En effet pour qualifier l’urgence, il faut la différencier du reste. C’est cette confusion qui amène à compresser le rythme des collaborateurs dans une logique oppressante. Un temps quantitatif qu’il s’agit uniquement de gagner, rentabiliser, gérer, optimiser, un temps qui exclut la singularité des rythmes de chacun, ainsi que le moyen et le long terme.

“Le culte de l’urgence”, un problème de valeurs

La sociologue Nicole Aubert montre très bien le glissement de nos sociétés contemporaines vers une idéologie de l’urgence fabriquant des individus sujets à une survalorisation de l’action et une dépréciation de la réflexion stratégique. Alors qu’elle est présentée comme objective, l’urgence demeure liée au système de valeurs des organisations qui la mettent en avant pour légitimer par exemple une logique peu soucieuse des salariés, ce qui pourtant, s’avère bien souvent contre-productif. (A lire : Le culte de l’urgence, la société malade du temps, Editions Flammarion, et Le coût de l’excellence, Editions du Seuil).

Aussi, dans un article de son blog « Le management dans tous ses états », Jean-Louis Muller (directeur chez CEGOS) discerne opportunément cette précipitation à « sauter les étapes » et à ignorer par exemple « les rituels relationnels, les moments de réflexion et d’adaptation, les leçons de l’expérience, l’appropriation des nouvelles idées et méthodes, la coopération avec ses collègues… » comme l’une des causes majeures de nos stress.

Tiens, ça me donne une idée !

  • Et si, dans le cadre d’une communication interne facilitée, nous en parlions en équipe ?
  • Et si nous évoquions lors d’une réunion spécifique (et pourquoi pas conviviale) ce thème de choix de vie et de rythme au travail ?
  • Et si…

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