Internet branché… facture électrique salée

Suis-je dans une entreprise responsable ? Et comment aller de l’idée à la réalité, c’est-à-dire comment sensibiliser les collaborateurs pour changer les comportements et adopter des pratiques plus respectueuses de notre environnement ?

Puisque le problème est aussi immense que le réseau web lui-même, prenons-le par un bout : la consommation électrique d’internet. Selon GreenPeace, le secteur informatique représente pas moins de 7 % de la consommation mondiale d’électricité ! S’il était un pays, il se classerait au 3ème rang des consommateurs mondiaux d’énergie, derrière la Chine et les Etats-Unis.

“Selon GreenPeace, le secteur informatique représente pas moins de 7 % de la consommation mondiale d’électricité !”

Astronomique, cette consommation est notamment due aux besoins de refroidissement des serveurs. Aux Etats-Unis certains data centers consommeraient chaque jour autant qu’une ville comme Bordeaux !

De plus, le refroidissement n’est pas la seule source d’émissions de gaz à effets de serre du web. En effet, les infrastructures du réseau (câbles, routeurs, les équipements de sauvegarde…) et les équipements des consommateurs (ordinateurs, objets connectés…) représentent respectivement en France 28 % et 47 % de la consommation électrique d’internet.

“Aux Etats-Unis certains data centers consommeraient chaque jour autant qu’une ville comme Bordeaux !”

Cette consommation électrique, on la doit en partie à nos usages pas toujours bien informés de la technologie. La multiplication des recherches internet et des e-mails, la généralisation de l’usage du cloud pour stocker ses informations[1], ou encore le recours au streaming augmentent d’autant plus la quantité de données stockées et actionnées dans les serveurs, et donc la facture pour l’environnement.

Concrètement, en une heure, les 10 milliards d’e-mails envoyés dans le monde consomment l’équivalent de l’énergie produite par 15 centrales nucléaires pendant le même laps de temps…

Tiens ça me donne une idée !

  • Et si on organisait une journée sans e-mail pour sensibiliser les collaborateurs à l’utilisation d’autres modes de communication ?
  • Et si, en lien avec les collaborateurs, on écrivait une nouvelle charte d’utilisation des outils informatiques (ou « nétiquette ») pour l’enrichir d’aspects RSE ?
  • Et si on créait une journée semestrielle de « nettoyage » du cloud pour le vider de ses fichiers inutiles ?
  • Et si on limitait le poids des e-mails en limitant le recours aux pièces jointes ou en allégeant les signatures mails qui encombrent parfois les échanges ?
  • Et si…

D'autres idées


[1] Dans le monde en 2015, l’équivalent d’un tera de données par personne était stocké dans le cloud

Sources :

Nous partager sur...