En quête de reconnaissance…

La reconnaissance au travail : le sésame pour ouvrir la porte à la motivation, l’engament, la performance

La reconnaissance au travail constitue un vaste thème sur lequel se sont penchés les sociologues depuis de nombreuses années. Le sujet revient aujourd’hui en force car elle serait le sésame pour ouvrir la porte à la motivation, l’engagement, la performance…

La reconnaissance repose sur un principe simple : chacun attend de recevoir en contrepartie de ce qu’il donne, et ceci vaut, bien évidemment, dans le monde du travail où le contrat initial est basé sur la mise à disposition de compétences en échange d’une rémunération.

Dès le moment où la relation entre un employeur et un collaborateur se prolonge, elle s’agrémente d’expériences de travail qui viennent souvent modifier l’équilibre de départ. Plus le travail est exigeant, plus il est dur et plus il est réalisé dans un cadre contraignant, plus les demandes de reconnaissance se manifestent.

Certains seront sensibles à une mise en avant collective de leurs résultats ou de ceux de leur équipe, d’autres à l’écoute qui leur sera portée pour améliorer un process, d’autres à l’autonomie accordée dans la gestion de leurs dossiers, d’autres au fait d’être associé à un groupe de travail ou de pairs, d’autres à une prime ou une augmentation (ce dernier point ne rencontrant que peu de contradicteurs J). À chacun ses besoins de reconnaissance…

Reconnaître c’est d’abord connaître, voir et écouter

Les modalités de cette reconnaissance vont donc se jouer principalement dans la relation qu’entretient le manager de proximité avec les membres de son équipe. Qui mieux que lui peut apprécier le métier et ses contraintes, l’effort produit et connaître le collaborateur et ses attentes ? L’authenticité de la relation qu’il saura créer constitue d’ailleurs, en soi, un signe de reconnaissance. Enfin, soulignons que la première façon de reconnaître le travail d’un salarié, c’est de lui donner les moyens de le faire : mettre à sa disposition les outils nécessaires, le former, ne pas le laisser seul devant un problème, sortir des injonctions paradoxales…

Au-delà des signes matériels ou symboliques que peut prendre la reconnaissance, l’individu cherche à se valoriser dans son travail et à en tirer estime de soi. Il y a un véritable plaisir à faire du « bon travail », à susciter l’approbation de ses pairs, de ses usagers ou de ses clients. Quel sens y a-t-il à avoir à longueur de journée au téléphone des clients mécontents ? À passer des heures à compléter des tableaux de reporting ? À faire un travail qui ne reçoit que peu de reconnaissance sociale ? Derrière la reconnaissance, c’est parfois toute la question du sens qui se trouve posée et qu’il ne faut pas hésiter à poser…

Ouvert pour échanger sur ces questions, (autour d’un café ?… par téléphone ? …), n’hésitez pas à me contacter ici.

Vincent Onorato

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